Interview nouvel album de Tarik Aït Menguellet

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Pour commencer, est-ce que tu pourrais nous rappeler un peu ton parcours dans la musique, pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

J’ai toujours aimé la musique, la chanson. Je suis ouvert à tous les styles. J’ai commencé à chanter en jouant de la guitare, et j’ai commencé à jouer de la guitare en chantant. J’étais très jeune. Mais, il m’a fallu longtemps pour me décider à m’essayer à écrire et composer mes propres chansons. Mon premier album date de 2012, « Ddunit » (la vie). Ce deuxième album, « Nigh-as » (je me suis adressé à…) est sorti en 2016.

Quelles paroles de l’album te résument le mieux ?

Tout l’album me résume, en quelque sorte. Il résume ma façon de penser, d’appréhender la vie, mais ne résume pas ma vie. Je n’écris pas sur moi-même. Mais, si je devais en choisir une seule, ce serait la chanson enfantine « Aarus a bu barnus » (l’escargot). Même si elle ne correspond pas du tout à mon enfance, c’est la chanson où j’ai mis le plus de ma sensibilité pour l’écrire puisqu’elle parle d’enfances malheureuses. Je l’ai écrite non pas en pensant à moi (mes parents et ma vie sont tout le contraire de ce qui est décrit dans la chanson), mais en pensant à mes enfants, en souhaitant être pour eux un bon père et que la société ne leur fasse pas trop de mal.

J’imagine bien que le processus d’écriture est très différent pour chaque musicien. Comment est-ce que tu travailles, tu commences par les paroles, la mélodie ?

En général, le thème d’une chanson me vient en premier, juste une idée, à peine une ébauche. Ensuite, vient la musique avec des brides de paroles. Enfin, j’écris le texte tout en adaptant la mélodie. Il faut comprendre par-là que le texte est tributaire de la mélodie, et la mélodie peut changer au gré du texte. Cependant, surtout en ce moment, j’ai beaucoup de mélodies en réserves, plein d’idées scribouillées par-ci par-là, des bouts de poèmes. Ils ne se sont pas encore rencontrés pour former quelque chose d’accompli.

D’où vient ton inspiration ?

De la vie de tous les jours, des informations dans les médias, des gens avec qui je discute. Une simple phrase peut être à l’origine d’une chanson. Il faut être réceptif, savoir écouter, être sensible au ressenti des autres. Il arrive que des idées de chansons soient offertes sur un plateau. Je m’inspire aussi de ce que je lis, de ce que j’écoute.

Utilisez‐tu des instruments  ?

Mes deux instruments de prédilection sont la guitare et l’harmonica, puisque j’en joue moi-même. Mais, j’adore aussi le violon et toutes sortes de flutes. En général, je fais confiance aux arrangeurs pour intégrer le tout à mes chansons.

Sur quelle période as-tu enregistré ce nouvel album ?

Plusieurs mois, mais épisodiquement. En général, mon rôle se borne à la composition et l’écriture, tout ce qui est technique je le laisse aux spécialistes. L’écriture des chansons s’est faite, en revanche, sur un temps assez court. À part la chanson « ad zuregh » (je visiterai…) que j’ai écrite en 2016, toutes les autres chansons ont été achevées dans les premiers mois qui ont suivi la sortie de mon premier album.

Ton métier subit‐il une évolution technologique ?

Oui, et des plus positifs. Il est très facile, aujourd’hui, d’avoir son propre home studio. Je ne me suis pas gêné pour avoir le mien, à force de sacrifices. Cela me permet de faire les maquettes chez moi, de participer aux arrangements en apprenant à utiliser les logiciels adéquats. Par ailleurs, l’informatique a changé beaucoup de choses et permet aux plus modestes de toucher à des domaines autrefois réservés à des élites. Il suffit d’aller sur internet pour voir le résultat admirable de cette créativité autrefois entravée.

Et pour l’année prochaine, que prépares-tu ?

Tout simplement un nouvel album. Il serait présomptueux de garantir sa sortie pour l’année prochaine, puisqu’il n’y a que peu de chansons prêtes ; mais je suis optimiste. Les thèmes sont là, ils n’attendent qu’à s’exprimer. Tant de choses restent à dire, à chanter. Pour peu qu’il ait quelque chose de sincère à dire, tout artiste a sa place et doit la faire valoir.

Merci à Tarik Aït MENGUELLET pour cette très belle interview ! 

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