Interview avec Tarik Aït MENGUELLET Auteur du livre : Le Petit Prodige

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La venue à l’écriture

  • Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ?

Aussi longtemps que je me souviens, j’ai toujours aimé l’écriture. Ça commence par l’apprentissage de l’alphabet à l’imitation de romanciers que l’on admire. Mes premiers essais étaient des nouvelles fantastiques, car je lisais beaucoup Stephen King, Lovecraft, Jean Ray etc. Mais aussi de la science-fiction, avec des écrivains tels qu’Asimov, Van Vogt, Philip K. Dick.

  • Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Mon envie d’écrire me vient de mon admiration pour les écrivains, et mon amour des belles histoires. J’ai, en quelque sorte, eu envie de faire ressentir ce plaisir aux autres en devenant acteur et non plus comme simple spectateur.

  • Sur quoi écrivez-vous ? (papier, ordinateur) ?

Souvent, je prends des notes sur du papier, que ce soit des feuilles volantes ou bloc-notes. Je suis amateur des nouvelles technologies, donc je me suis mis à mettre mes notes sur smartphones, ce qui me facilite leur transfert sur ordinateur qui est mon principal outil d’écriture. J’ai appris à taper à la machine quand j’étais plus jeune, ce qui fait que j’écris beaucoup plus vite au clavier qu’au stylo.

  • Sur quoi avez-vous commencé à écrire (thématique) ?

Comme je l’ai dit, mes premiers amours étaient le fantastique et la science-fiction. Je me suis ensuite tourné vers les romans policiers et d’espionnage avant de m’intéresser à la « grande littérature », bien que je ne fasse pas de distinction entre roman populaire et littéraire. Mais, lorsque j’ai commencé réellement à écrire pour être lu, j’ai choisi la chronique, qui est courte et intense. Pour les thèmes, ils se renouvellent au jour le jour.  

  • Faisiez-vous lire ce que vous écriviez ? Si oui, à qui ? Quels étaient les avis que vous récoltiez ? Avez-vous été encouragé, découragé? Par qui?

Mes écrits de jeunesse sont au fond d’un tiroir et n’ont été lus que par moi. La première personne qui lit ce que j’écris et qui m’encourage, c’est ma femme, comme dirait l’inspecteur Colombo. Pour le reste, on reçoit autant d’encouragements que de découragements. Ceci dit, l’écriture, sous toutes ses formes, est un besoin auquel je succombe contre vents et marées.

  • Que lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent? (Quels sont les auteurs que vous aimiez ? Et maintenant ?

Au risque d’en oublier beaucoup, et outre ceux dont j’ai parlé plus tôt, je citerai Dostoïevski, Tolstoï, Shakespeare, Jules Verne, Stendhal, George Sand, Agatha Christie, Mary shelley, Jack Vance, Alphonse Allais, Steeman etc. Je lis de tout, comme vous pouvez le constater.

  • Avez-vous écrit autre chose que des romans (poèmes, essais, etc.), autre chose que des livres (des articles de presse, dans des revues, etc.…) ?

Je me suis essayé au poème en langue française, sans jamais être satisfait. Sinon, j’écris des chroniques, des articles dans des magazines, des journaux.

  • Comment voyez-vous l’avenir du livre ?

Le livre a de l’avenir, même si la forme peut évoluer. Il fut un temps où on écrivait sur de la pierre, puis sur des peaux de bête, avant d’adopter le papier. L’invention de l’imprimerie a été une révolution. Il ne faut pas s’inquiéter si le livre se met au numérique ou autre support. L’important est l’envie d’écrire et l’envie de lire. Le reste n’est qu’une question de gout.

La publication

  • Comment vous est venue l’idée de publier ?

L’idée m’est venue en terminant le livre, cela va de soi. Le processus inverse ne peut être que néfaste.

  • Combien de temps s’est-il écoulé entre le moment où vous avez eu un manuscrit prêt et le moment où vous avez décidé de faire des démarches pour le publier ?

À peine le livre fini, j’ai cherché dans mon entourage si quelqu’un connaissait un éditeur, je ne savais pas trop comment m’y prendre. C’était une première expérience. Je n’ai pas trouvé d’assistante de ce côté-là. Puis, je me suis tourné vers un ami, qui éditait spécialement des magazines, et il m’avait promis de me présenter à ses amis éditeurs. Mais, après avoir lu le livre, il m’a demandé s’il pouvait l’éditer, même si ça serait sa première expérience dans le livre. J’ai accépté.

  • Qui a décidé de la présentation du livre sur les pages de couverture ? Est-ce qu’il y a eu négociation autour du choix de la présentation de la page de couverture ? Sur quoi et comment cette négociation s’est-elle faite ?

Mon métier est l’infographie et la mise en page. Donc, je ne me suis pas gêné pour m’occuper du côté technique du livre. Il n’y a pas eu de négociations, l’éditeur a tout accepté. Il m’a juste forcé à mettre ma photo au dos du livre (rire).

  • Au moment où sortait votre livre, avez-vous eu l’occasion d’en parler publiquement ? Combien de fois et où cela s’est-il passé ?

J’ai fait la promotion de mon livre un peu partout, à la télé, à la radio, dans les journaux, mais également sur internet, qui devient de plus en plus une plate-forme incontournable.

  • Comment votre livre a-t-il été commenté au moment de sa sortie et ensuite ? Avez-vous été étonné de cette réception ? Content? Déçu, etc. ?

J’ai été globalement content de l’accueil fait au livre. La critique a été plutôt gentil à son égard, je n’ai pas à me plaindre.

Thèmes de l’œuvre

  • Pouvez-vous me parler en quelques mots de votre livre que vous avez publié ? Pouvez-vous dire quelques mots du thème ou de l’histoire ? Des personnages ? Est-ce que ça se passe à une époque et dans un lieu particulier ?

« Le petit Prodige » raconte l’histoire d’un être assez particulier, Aïssa, qui est né, parait-il, doué de parlote et qui ouvre un cabinet de guérisseur. Il raconte également l’histoire d’un journaliste intéressé par Aïssa, qui mène une enquête sur lui afin de le démystifier, inquiet qu’il est de l’engouement que le prodige suscite chez les gens. L’histoire se déroule à notre époque, à quelques années près, ceci afin de profiter de l’occasion de parler de notre société, de ses déboires. Le livre pose la question sur les charlatans, sur l’éthique journalistique, la superstition, la religion etc.

  • Est-ce que vous avez écrit ce livre pour une occasion particulière ou pour témoigner de quelque chose en particulier ?

Ce livre existe pour lui-même, il n’y a pas eu d’occasion particulière sinon l’éclosion d’une idée.

Socialisation familiale et scolaire :

  • Où êtes-vous né ? Où avez-vous vécu ?

Je suis né en Kabylie, et j’ai vécu, grandi, dans mon village, Ighil Bouamas, qui signifie « Crête du Milieu »… Rien à avoir avec la Terre du milieu dans le Seigneur des anneaux.

  • Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

La lecture a toujours occupé une grande place chez mes parents, mes frères et sœurs. Notre maison pourrait crouler sous les livres. Les magazines et les bandes dessinées ne sont pas en reste. C’est notre sport préféré.

  • En dehors de votre activité d’écrivain, avez-vous eu d’autres activités professionnelles ?

Je suis infographiste et je travaille dans la communication. Dans le domaine artistique, je suis également auteur/compositeur/interprète en langue kabyle.

  • Est-ce que vous aspirez à vivre de votre plume ?

Vivre de sa plume est une conséquence, il ne faut pas que ce soit un but. Mais, si cela arrivait, je ne dirais pas non.

  • Écrivez-vous régulièrement ou pas vraiment ? Vous est-il déjà arrivé de rester longtemps sans écrire ? Si oui, pour quelle raison ? Trouvez-vous que vous manquez de temps pour écrire ? Où écrivez-vous ? Avez-vous un espace pour écrire ?

Je n’écris pas aussi souvent que je le voudrais, étant donné que je travaille et que j’ai d’autres passions, comme la chanson. J’essaie de partager mon temps entre toutes ses occupations et, bien sûr et avant tout, ma famille. Mais, j’essaie de plus en plus d’aménager plus de temps à l’écriture. J’ai un tout petit bureau douillet, aménagé pour l’écriture, la musique et mon travail de tous les jours.

  • Dans quel état êtes-vous quand vous écrivez ?

Je suis concentré, tout simplement. Le monde n’existe plus, sinon celui qui se déroule sur la page blanche. Je n’ai pas besoin de m’isoler pour écrire.

Je remercie Tarik Aït MENGUELLET pour ce fabuleux entretien.

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